Simulateur 10

Micro-entreprise, EI au réel ou société : quelle forme pour votre activité ?

La micro-entreprise n'est pas une forme juridique à part : c'est une entreprise individuelle (EI) placée sous les régimes micro-social et micro-fiscal, où cotisations et impôt se calculent sur le chiffre d'affaires. La même EI peut relever du régime réel, où l'on paie sur le bénéfice. Le simulateur compare ces deux formules à l'EURL à l'IS, à la SASU à l'IS et à la SASU ayant opté pour l'impôt sur le revenu, et montre à partir de quel chiffre d'affaires la bascule se produit.

Cet outil est pédagogique et fournit une estimation indicative à partir d'hypothèses simplifiées. Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement, ni une consultation fiscale. Les calculs sont réalisés dans votre navigateur : les montants saisis ne sont transmis que si vous demandez à recevoir votre simulation, auquel cas le document vous est envoyé par email et une copie est adressée à ATENOM CONSEIL (voir la politique de confidentialité).

Simulation

€
Hors taxes, effectivement encaissé sur l'année.
Détermine le taux de cotisations, l'abattement fiscal et le plafond du régime micro.
€
Matériel, logiciels, déplacements, local, sous-traitance, achats. Non déductibles en micro, déductibles en société.
€
Expert-comptable, banque professionnelle, assurance, formalités annuelles. Sans objet en micro-entreprise.
60 % en rémunération · 40 % en dividendes À l'IS, le solde est distribué en dividendes ; en SASU à l'IR, il est imposé chez l'associé, distribué ou non.
€
En EURL, les dividendes au-delà de 10 % de ce montant supportent des cotisations sociales.
€
Salaire du conjoint, revenus fonciers… pour situer la tranche d'imposition.
L'impôt est alors prélevé à un taux fixe sur le chiffre d'affaires, sous condition de revenu du foyer.
Capital entièrement libéré et détenu à 75 % au moins par des personnes physiques.

Comment lire ce tableau

EI au régime micro — imbattable tant que les charges réelles restent sous l'abattement forfaitaire (71 %, 50 % ou 34 % selon l'activité) et que le chiffre d'affaires reste sous le plafond. Aucune comptabilité complète, des cotisations qui s'arrêtent avec l'activité.

EI au réel — la même entreprise individuelle, imposée sur son bénéfice réel : les charges sont déduites, mais tout le bénéfice supporte les cotisations de travailleur non salarié et l'impôt sur le revenu, sans pouvoir en laisser une partie dans l'entreprise à un taux réduit (sauf option pour l'impôt sur les sociétés).

EURL et SASU à l'IS — le bénéfice laissé dans la société n'est taxé qu'à 15 % jusqu'à 42 500 €, et le dirigeant arbitre entre rémunération et dividendes. L'EURL cotise moins, la SASU protège mieux. Faites varier la répartition : elle déplace sensiblement le point de bascule.

SASU à l'IR — une option de cinq ans au plus, réservée aux jeunes sociétés, utile surtout pour imputer des déficits de démarrage sur les autres revenus du foyer. Tout le bénéfice est imposé à l'impôt sur le revenu, distribué ou non ; la rémunération du président n'est pas déductible, et l'administration soumet le bénéfice non rémunéré aux prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine — une position contestée devant les tribunaux.

Comprendre le mécanisme

Ce simulateur applique des règles dont l'article correspondant détaille la logique, les avantages, les inconvénients et les étapes du passage en société, schéma animé à l'appui.

Les autres simulateurs

← Revenir à la présentation des simulateurs et aux barèmes retenus

Aller plus loin que la simulation

Un simulateur donne un ordre de grandeur, à partir d'hypothèses simplifiées. Pour une question sur votre situation, je réponds personnellement à chaque message.